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Acheter une thermopompe ou un climatiseur ? Gardez la tête froide et faites le bon choix.

Lundi, 11 juillet 2016


 
 
 




Contrairement à la croyance populaire, une thermopompe ne produit pas de froid ; elle transfère la chaleur d’un endroit à un autre selon vos besoins. L’été, elle pompe la chaleur de l’intérieur de la demeure et l’achemine vers l’extérieur, ce qui a pour effet d’abaisser la température ambiante au grand bonheur des occupants. L’hiver, c’est le contraire alors qu’elle prend la chaleur de l’extérieur et la pompe vers l’intérieur. Vous avez bien lu, il y a toujours de la chaleur disponible dans l’air glacial de nos hivers. Ce transfert de chaleur est réalisé par un cycle d’évaporation et de condensation identique à celui des réfrigérateurs, mais à une plus grande échelle.
 
Nombreux sont ceux d’entre vous qui se procurent une thermopompe dans le but de réaliser des économies substantielles sur leurs factures de chauffage. D’ailleurs, le vendeur ne disait-il pas que cet appareil se paierait lui-même avec les économies réalisées sur vos factures de chauffage ? Ce n’est pas faux, mais il faut jeter un coup d’œil aux chiffres pour bien comprendre de quoi il en retourne.
 
Une thermopompe coûte en moyenne ± 4 000 $ et avec un entretien régulier, vous pouvez vous attendre à une durée de vie variant entre 10 et 15 ans +. En moyenne, une thermopompe peut vous faire économiser autour de 20 % en frais de chauffage, soit autour de 400 $ par année. Naturellement, ce chiffre n’est qu’une estimation, car chaque situation est différente en fonction de la performance énergétique du bâtiment dans lequel l’appareil sera installé. Une fois ces chiffres établis, il importe de déterminer la rentabilité d’un tel achat.
 
La notion de rentabilité fait référence à la capacité d’un investissement de se rembourser et d’en profiter. À coup de 400 $ par année, il faudra plus de 10 ans avant de rembourser le coût de la thermopompe. La moindre réparation augmentera ce délai de rentabilité qui risque alors de dépasser l’espérance de vie de l’appareil. Et ce n’est pas tout, car les économies de 400 $ dont nous parlons ne représentent que la partie chauffage de la thermopompe. Autrement dit, l’argent économisé en chauffage l’hiver disparaîtra en frais de climatisation l’été.
 
Peut-on conclure que l’achat d’une thermopompe est un mauvais investissement ? Pas tout à fait. Comme nous l’avons annoncé en introduction, il est important de bien identifier vos besoins avant de passer à la caisse.
 
Si la chaleur et l’humidité accablantes vous empêchent de dormir et ruinent votre vie, été après été, votre priorité est fort certainement le confort avant les économies. Vous considérez donc de vous procurer un climatiseur central d’une valeur moyenne de 3 000 $. La dépense est certes moins imposante que celle pour une thermopompe — autour de 1 500 $ de moins —, mais il importe de faire le même exercice mathématique avant de se prononcer. Entendons-nous pour affirmer que le climatiseur engendre des frais similaires de climatisation sans toutefois permettre les économies d’une thermopompe sur le chauffage.
 
Mais si vous êtes prêt à débourser pour un climatiseur, peut-être devriez-vous ajouter 1 500 $ pour une thermopompe. Ainsi vous aurez la même dépense énergétique pour climatiser, mais au moins vous pourriez économiser l’hiver. Vous économiserez sur vos factures de chauffage et serez plus confortable à longueur d’année pour un coût nul ou presque. Et le montant additionnel que vous aurez dépensé pour une thermopompe plutôt qu’un climatiseur se rentabilisera en quelques années seulement.
 
Tant qu’à y être, il pourrait être intéressant de considérer effectuer des travaux afin de réduire les fuites d’air et d’isoler davantage la maison avant, d’autant plus que le Bureau de l’Efficacité et de l’Innovation Énergétique (BEIE) et son programme Rénoclimat offrent des subventions intéressantes. Les subventions incluent l’ajout d’une thermopompe à condition qu’elle soit Energystar. Aussi le programme Chauffez Vert offre une aide financière à quiconque remplace un système à combustible fossile par un alimenté à l’électricité.
 
Source : Legault & Dubois