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Faut-il opter pour un prêt de type fixe ou variable?

Jeudi, 28 janvier 2016


 
 
 


Les taux hypothécaires ont fait la manchette à quelques reprises depuis le début de l'année, car certains prêteurs ont annoncé de légères augmentations de leurs taux fixes. C'est le cas de RBC Groupe financier et de la Banque CIBC, entre autres.

Les médias ont aussi véhiculé que la Banque du Canada pourrait de nouveau abaisser son taux directeur de 0,25 %. Le cas échéant, les taux hypothécaires variables seraient révisés à la baisse. Hier, la banque centrale a décidé de maintenir son principal taux à 0,5 %. Mais elle pourrait le diminuer lors d’une décision subséquente.
 
Dans ce contexte, plusieurs emprunteurs se demandent pour quel taux opter, en prévision d’un renouvellement hypothécaire ou de la signature d’un nouveau prêt. Et vous, êtes-vous du type fixe ou du type variable ?
 
La majorité à taux fixe
Si vous préférez le type fixe, vous êtes comme la majorité des emprunteurs du pays. L’an dernier, 67 % des Canadiens ayant renouvelé ou contracté une hypothèque ont opté pour le taux fixe.
 
La donnée provient d’une compilation de l’Association des conseillers hypothécaires accrédités (ACHA). Le document montre que les adeptes des taux variables, ajustables (renouvelable chaque année) et combinés (fixe et variable) sont moins nombreux.
 
Selon l’ACHA, ils représentaient 27 % des emprunteurs en 2015. Leur nombre était toutefois en progression puisque, deux ans auparavant, ils regroupaient seulement 18 % des débiteurs.
 
La popularité croissante du taux variable et de ses dérivés s’explique par le fait que plusieurs emprunteurs ont fait de bonnes affaires avec cette option, dans le passé. Il y a quelques années, le taux variable était substantiellement inférieur au taux fixe.
 
Selon les données du courtier hypothécaire Hypothéca, l’écart entre les deux types de taux est passé d’environ 1,6 % à environ 0,4 % en cinq ans. Actuellement, plusieurs institutions financières offrent des taux fixes sous les 3 %, entre 2,5 % et 2,94 %, pour un terme de cinq ans.
Les taux variables sont légèrement inférieurs puisque des prêteurs en affichent entre 2,15 % et 2,7 %. Les emprunteurs, qui ont épargné des intérêts en plus de rembourser leur prêt plus rapidement avec le taux variable, après la crise financière et la récession de 2009, sont portés à conserver la formule lors d’un renouvellement.
 
Pour cinq ans
Par contre, comme les taux variables fluctuent en fonction du taux directeur, ils peuvent théoriquement être modifiés plusieurs fois pendant l’année. À long terme, fixer son taux pour cinq ans semble une excellente option, car elle assure à l’emprunteur de profiter de taux, à des niveaux historiquement bas, pendant encore plusieurs années.
 
Il est impossible d’avoir une telle certitude avec le taux variable. Le taux directeur finira par grimper, même si une hausse n’apparaît pas dans le rétroviseur des économistes pour 2016. Cela dit, à court terme, si la Banque du Canada abaisse son taux de 0,25 %, les prêteurs réduiront leurs taux variables, au moins de 0,10 % ou 0,15 %.
 
CONSEILS
  • Si vous souffrez d’insécurité financière, optez pour la prévisibilité du taux fixe
  • Si vous souhaitez rembourser votre hypothèque plus rapidement, optez pour le taux variable
  • Si vous désirez profiter des avantages des deux types de taux, optez pour un taux combiné, une forme de police d’assurance
 
Source : CARL RENAUD, Journal de Montréal
ILLUSTRATION FOTOLIA