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PORTRAIT DE L'IMMOBILIER — RMR DE MONTRÉAL POUR LES 9 PREMIERS MOIS DE 2016

Samedi, 29 octobre 2016






Voici un portrait du marché immobilier de Montréal et ses environs. Découvrez le nombre de ventes des propriétés résidentielles et leur prix dans les régions de Laval, l’île de Montréal, la Rive-Sud, la Rive-Nord et Vaudreuil-Soulanges pour les 9 premiers mois de 2016 par rapport aux années précédentes.
 
L’analyse est basée sur les actes de vente compilés par JLR à partir de Registre foncier.
 
Faits saillants :
  • Dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal, le nombre d’unifamiliales vendues de janvier à septembre 2016 a progressé de 7 % par rapport à l’année précédente, selon les actes publiés au Registre foncier du Québec et colligés par JLR.
  • Le prix médian des unifamiliales a augmenté de 2 % dans la RMR de Montréal pour les 9 premiers mois de 2016. Pour les copropriétés, la hausse a été de 3 %.
  • L’île de Montréal se distingue de sa banlieue par ses plus fortes hausses du prix médian (copropriétés et unifamiliales) cette année par rapport à 2015 et à 2011.
  • Les prix médians des unifamiliales et des copropriétés n’ont pas varié à Laval par rapport aux 9 premiers mois de 2015.

Le marché immobilier de la région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal s’est distingué de l’ensemble du Québec par une plus forte reprise des ventes et des augmentations de prix plus élevées, particulièrement dans le secteur de la copropriété. Par contre, la situation varie à l’intérieur de la RMR. Ainsi, dans ce rapport, afin d’avoir un portrait plus complet du territoire Montréalais, la RMR a été divisée en cinq zones distinctes, soit l’île de Montréal, Laval, la Rive-Sud, la Rive-Nord et Vaudreuil-Soulanges. L’analyse porte sur les neuf premiers mois de 2016 comparés à la même période au cours des années précédentes.
 
UNIFAMILIALES
La Rive-Nord et la Rive-Sud constituent les plus gros marchés de ventes d’unifamiliales de la RMR avec environ 30 % des transactions de ce type de résidences chacune. Ce type d’habitation est moins présent sur l’île de Montréal où les copropriétés sont plus nombreuses.
 
Dans la RMR de Montréal, le nombre d’unifamiliales vendues de janvier à septembre 2016 a crû de 7 % par rapport à l’année précédente, selon les actes publiés au Registre foncier du Québec et colligés par JLR. Il s’agit d’un gain supérieur à la reprise plus timide de 2015 où les ventes avaient progressé de seulement 3 %.
 
Par contre, le total des ventes demeure 7 % inférieur à ce qui avait été enregistré en 2011. L’amélioration du marché en 2016 se voit également par la baisse du nombre de logements en propriété absolue (individuels ou jumelés) achevés et non écoulés en août 2016 comparativement à août 2015, selon les données de la SCHL.
 
Des hausses de transactions relativement à l’année dernière ont été enregistrées dans les 5 zones de Montréal analysées. La Rive-Sud se distingue avec une progression particulièrement importante des ventes d’unifamiliales (+11 %). Les plus faibles augmentations de transactions par rapport à 2015 ont été notées sur l’île de Montréal et à Laval avec 3 % de hausse seulement.
 
Le prix médian des unifamiliales vendues dans la RMR au cours des neuf premiers mois de 2016 était de 300 000 $, une hausse de 2 % par rapport à 2015, soit environ l’équivalent de l’inflation. L’île de Montréal se démarque avec une augmentation de prix de 5 % pour atteindre 420 000 $. C’est une variation supérieure à ce qui a été notée en banlieue où les plus hautes hausses (+3 %) ont été enregistrées sur la Rive-Nord et la Rive-Sud. À Laval, aucune variation du prix médian n’a été observée relativement à l’année dernière et la croissance ne fut que de 1 % à Vaudreuil-Soulanges. Ainsi, en terme réel (considérant l’inflation), cela indique même une légère baisse de prix pour ces deux territoires. Sur 5 ans, c’est également sur l’île de Montréal que le prix médian progresse le plus avec un bond de 17 %. Le prix médian des unifamiliales vendues sur la Rive-Nord est le plus bas des 5 zones analysées à 259 361 $.
 
COPROPRIÉTÉS
Les trois quarts des achats de copropriétés au Québec s’effectuent dans la RMR de Montréal et un peu plus de 40 % dans l’agglomération de Montréal. La croissance des ventes pour la RMR a été de 7 % en 2016. Cette montée s’explique principalement par les transactions qui ont bondi de 10 % relativement à l’année dernière sur l’île de Montréal avec 9 627 copropriétés qui ont changé de main. Parmi les 5 zones de Montréal analysées, seule Vaudreuil-Dorion a vu son nombre de ventes diminuer cette année. Ce secteur a cependant crû au cours des dernières années et a connu la plus forte augmentation de transactions (+7 %) entre 2011 et 2016 parmi les 5 zones analysées. Pour Laval, malgré la légère hausse des ventes de copropriétés notée lors des 9 premiers mois de 2016 relativement à l’année dernière, le nombre de transactions est 29 % plus faible qu’en 2011.
 
En ce qui concerne le prix médian des copropriétés, il a crû de 3 % dans les 3 premiers trimestres de 2016 comparativement à la même période en 2015 pour atteindre 250 000 $. L’île de Montréal se distingue encore de ses banlieues pour cette catégorie de propriété avec la plus haute hausse de prix relativement à l’année dernière, c’est-à-dire 7 %. Sur 5 ans, c’est également sur l’île de Montréal que la progression a été la plus importante avec une augmentation de 19 %. Pour les 9 premiers mois de 2016, le prix médian s’y chiffre à 300 000 $. Tout comme dans le secteur de l’unifamiliale, le prix médian n’a pas varié à Laval par rapport à 2015. Il est également resté stable sur la Rive-Sud. Celui des copropriétés vendues à Vaudreuil-Soulanges (194 733 $) est le plus bas des 5 territoires analysés. Un prix pas très loin de celui noté sur la Rive-Nord, soit 195 000 $.
 
CONCLUSION
Pour l’ensemble de la RMR de Montréal, les perspectives pour l’immobilier résidentiel sont parmi les meilleurs en province. On note d’ailleurs une contraction du nombre de logements achevés et non écoulés en août 2016 comparativement à août 2015 dans la RMR de Montréal selon les données de la SCHL. Malgré cette diminution de l’offre, la croissance demeurera probablement modérée au cours des prochaines années puisque la demande risque de se contracter étant donné le resserrement annoncé par le ministre des Finances du Canada. La situation risque toutefois de différer selon les zones de la RMR.
 
Au cours des dernières années, en général, la croissance du marché immobilier a été plus forte sur l’île de Montréal que dans le reste de la RMR. Cette tendance pourrait être moins marquée pour les prochaines années étant donné certains facteurs tels que la nouvelle mesure annoncée le 3 octobre dernier par Bill Morneau concernant le taux d’intérêt utilisé pour déterminer la capacité maximale d’emprunt. Cette réglementation diminue le montant maximal pouvant être emprunté de plusieurs acheteurs ce qui pourrait pousser certains ménages à choisir des secteurs moins chers comme la banlieue plutôt que l’île de Montréal. De plus, des hausses de population particulièrement importantes entre 2011-2036 sont prévues en banlieue selon les perspectives démographiques de l’Institut de la statistique du Québec. Cela devrait donc contribuer à la croissance de l’immobilier sur ce territoire. Une augmentation du nombre d’habitants est également attendue à Montréal, mais dans une moindre mesure. Malgré plusieurs éléments qui pourraient favoriser davantage la croissance en banlieue, il ne faut pas oublier l’impact négatif que pourraient avoir les nombreux chantiers de construction sur les routes. Un accès plus difficile au centre-ville de Montréal pourrait encourager les gens à se rapprocher de leur travail. Par conséquent, cela pourrait nuire à l’immobilier en banlieue et favoriser le secteur de la copropriété au centre-ville de Montréal. Néanmoins, un accroissement du transport en commun pourrait avantager certains territoires à l’extérieur de l’île. Il sera intéressant de voir comment ses différents facteurs influenceront le marché immobilier du grand Montréal.
 
Source : JLR.ca